Environnement souhaité :

Le dentiste se déplace dans les centres équestres, associations, chez les éleveurs, dans les pensions ou chez les particuliers. Il s’occupe de tous les équidés : poneys, chevaux, ânes, mules, quelque soit leur utilisation et leur valeur. La présence d’une tiers personne ou du propriétaire pour tenir le cheval fait gagner du temps, elle s’avère pratique.

Afin de travailler dans de bonnes conditions de sécurité et de sérénité, tant pour le cheval traité que pour le praticien, un box paillé avec eau et électricité à proximité est le bienvenu. L’électricité est nécessaire pour le branchement du matériel utilisé (je dispose d’une rallonge de 25 mètres) et l’eau récoltée dans un seau servira à la désinfection du matériel et devra être renouvelée régulièrement. S’il n’y a pas de box à disposition, le soin peut s’effectuer à même le champ si tant est qu’il y ait une zone parquée de façon à ce que le cheval ne puisse pas s’échapper avec l’ouvre-bouche en place car cela représente un réel danger pour le cheval. De plus, en zone vraiment reculée type marais, il est possible de travailler avec un groupe électrogène si vous disposez de ce genre de matériel.

Gestion du comportement de l’équidé :

Il sera demandé à l’équidé 15 à 20 minutes de patience pour mener à bien l’intervention.

Dans 9 cas sur 10, les équidés traités se laissent faire, se laissant guider par la voix et le contact du praticien.

Il est fondamental de rechercher un travail en douceur et sans stress

• Quand l’état de stress, de douleur ou la potentielle dangerosité de l'animal est avérée, tranquilliser le cheval est alors incontournable faute de quoi les soins sont impossibles. La contention chimique doit être utilisée avec parcimonie car elle laisse des traces dans le corps. Quelle qu’elle soit, elle devra être réalisée par un vétérinaire, le dentiste équin n’ayant pas le droit d’administrer de tranquillisants.

L’intervention elle-même :

Après avoir établit le premier contact avec l’équidé, un diagnostic manuel et visuel est effectué. C’est l’occasion :

- de palper extérieurement les joues et l'auge pour vérifier qu'il n'y ait pas de grosseurs

- de vérifier l'haleine de la bouche et des naseaux (bon indicateur donnant des repères sur l'état bucco-dentaire de l'équidé)

- de repérer le degré d’importance des surdents (moyennes, importantes, très importantes)

- de repérer les proéminences

- de vérifier l’état des muqueuses de la bouche (joues, palais, langue)

- de détecter les éventuelles dents de loup ou dents de cochon

- de repérer d'éventuelles pathologies ou anomalies congénitales

- de vérifier s’il y a du tartre

Le matériel moderne utilisé permet une intervention rapide, efficace et sans traumatisme :

Je suis équipée avec du matériel de Horse Dental Equipment

- l'ouvre-bouche permet de maintenir mécaniquement la bouche ouverte

- les différentes fraises limes rotatives sont en diamant, protégées par des caches pour ne pas blesser le cheval

- les râpes à main en titane, en diamant et en carbure de tungstène servent à poffiner et arrondir les surdents partiellement nivelées par les fraises électriques.

Chaque équidé possède une fiche individuelle de soins qui permet un suivi sérieux de l’animal.

Le nivellement dentaire est tout à fait indolore pour le cheval car on ne touche pas au coeur de la dent mais au surplus de dent (excès d'émail, un peu comme de l'ongle). Néanmoins, il faut être honnête sur le fait que le soin est un peu désagréable pour nos chers amis, aussi désagréable que quand notre dentiste nous passe la roulette.